Connaissez-vous le Sulawesi ? Anciennement dénommée Célèbes, cette île indonésienne facilement accessible de Singapour (vols directs vers Manado et Makassar) est dotée d’un patrimoine naturel et culturel exceptionnel. Retour sur un périple familial entre mer turquoise, rizières de montagne et rites locaux.
Première étape, le Bunaken National Park
Plage, coraux et tortues
Un peu plus de trois heures d’avion, une petite heure de voiture, 30 minutes de speed boat et nous voilà à notre hôtel.
La principale activité de ce petit bout de paradis ? Barboter ! Dès le bord de plage de notre hôtel, le spectacle est captivant : nombreuses espèces de poissons et splendides coraux multicolores (oui, des coraux en pleine santé, ça existe
encore !). On fait trempette pour le plaisir des yeux.

Et puis on s’organise une ou deux excursions en mer, là où le récif coralien descend à pic – plongée ou snorkeling, tout le monde est gâté.
Notre plus beau souvenir ? Une première tortue dans le champ de vision de notre masque, puis deux, puis trois… apparaissant puis disparaissant, nageuses nonchalantes. C’est Le monde de Némo, en live.
Et un hôtel dans un environnement de rêve
Notre hôtel – souvent recommandé sur les groupes FB : Coral Eye Resort. C’est un budget, on se fait plaisir ! Mais les repas sont tout de même inclus comme dans la plupart des hôtels de la région. Un accueil chaleureux, un personnel souriant et très disponible, une très bonne table, mais surtout une plage de toute beauté, avec panorama de volcans en toile de fond.
À savoir avant de partir :
- Notre hôtel était éloigné du parc de Bunaken, nous avons trouvé le prix des excursions élevé. Mais nous n’avons pas regretté !
- Il est possible de faire du snorkeling ou de la plongée de grande qualité un peu partout autour de Manado, mais le parc de Bunaken - parce qu’il est protégé - offre une encore plus grande biodiversité.
- Certains hôtels sont en bord de mer mais donnent sur la mangrove - donc pas de plage. Point à vérifier si c’est important pour vous.
- La ville de Manado n’a pas d’intérêt particulier, vous pouvez très bien aller directement de l’aéroport à votre hôtel sans halte
Deuxième étape : le pays Toraja
Une route longue et pittoresque
Là, on change complètement de registre ! Voyager en pays Toraja, c’est rechercher l’authenticité. Avec tout ce que ça comprend. À commencer par un périple en voiture d’une dizaine d’heures après un vol Manado/Makassar. On n’est pourtant qu’à 300km de la ville principale, Rantepao… bref, c’est long, très long.
Mais on traverse le pays Bugis et ses belles maisons traditionnelles, on grimpe dans la montagne et l’on profite au détour d’un virage de vues splendides (et il y a quelques virages…).

La découverte des traditions locales
Des chants chrétiens à 4h30 du matin
On s’installe à l’hôtel pour une nuit réparatrice, qui s’avère finalement bien courte. L’appel à la prière du muezzin de bon matin, on connaissait. Mais les chants religieux chrétiens, suivis de l’homélie quotidienne, tout cela relayé par
les haut-parleurs de la ville à 4h30 du matin… c’était vraiment une première !
Car le peuple Toraja est principalement de confession chrétienne, converti par les hollandais au début du 20ème siècle.
Mais aussi la survivance de l’animisme
Cependant la culture animiste est encore vivace. Celle-ci transparait dans les gestes du quotidien comme dans les
grands événements familiaux. Et notamment les funérailles. Celles-ci sont célébrées des mois, voire des années après le décès et sont marquées par de grands rassemblements. Chacun y est bienvenu, et l’accueil des étrangers y est touchant. Mais cela a tout de même eu un « prix » pour nous : assister au sacrifice de buffles et cochons qui
emmèneront avec eux l’âme du défunt dans l’au-delà. Étonnant, sinon perturbant.
Et une passion insolite
Une autre particularité de la culture surprenante des Toraja : leur passion pour les buffles… albinos. Il
parait qu’il n’y a pas de plus beau cadeau. Si jamais vous étiez à court d’idée pour l’anniversaire de votre petit dernier…

D’autres curiosités et des balades
La découverte culturelle ne s’arrête pas là et de nombreuses haltes sur la route permettent d’admirer les magnifiques maisons traditionnelles (tongkonan) précédées de greniers à riz (alang). Nous avons même pu passer une nuit dans l’une d’elles – confort vraiment sommaire, mais passer une partie de soirée en compagnie de notre hôte, la sœur de notre agent de voyage, a été un moment fort de notre voyage.

Que faire sinon en pays Toraja ? Des randonnées ! Certaines sont facilement accessibles. On traverse de grandes étendues de rizières et on profite alors du panorama. On regarde un buffle se rouler avec délectation dans la boue, on admire le travail des paysans, concentrés à récolter le riz à la main. D’autres randonnées sont un peu plus exigeantes ; on est en montagne, tout de même.
Notre agence de voyage : www.celindotours.fr / +6281342045218 (WhatsApp). Yuli est lui-même Toraja et parle avec passion de la culture de son peuple. Il parle très bien le français (sans être jamais sorti d’Indonésie) et saura s’adapter à votre envie de voyage (bien lui préciser vos souhaits)
À savoir avant de partir :
Il est possible d’aller en avion de Makassar au pays Toraja (restent 2 heures de voiture). Quelques liaisons par semaine.
Les funérailles sont un élément clé de la culture Toraja, mais certaines scènes peuvent heurter – bien réfléchir à la sensibilité de chacun avant de faire ce choix.
Hélène T




















Merci pour toutes ces précieuses informations. Nous avons hâte de découvrir cette île !