Raja Ampat, c’est une destination encore confidentielle. Des confettis d’îles sauvages dans la partie occidentale de la Papouasie Nouvelle Guinée. Un bout du monde qui fait rêver les fondus de plongée, mais qui peut aussi faire le bonheur des snorklers.

Raja Ampat, kesaco ?

Sur une carte, c’est un vaste archipel composé de quatre îles principales (Waigeo, Batanta, Salawati, Misool) et d’une multitude d’îlots karstiques, au large de Sorong, l’une des grandes villes de cette partie de de la Papouasie annexée par l’Indonésie en 1963. Pour le voyageur, c’est des bouts de jungle à peine peuplés, bordés de plages de sable blanc et de lagons, au milieu d’une mer turquoise, comme un aquarium.

Pianyenmo

Des bungalows de Robinson…du 21ème siècle

Quelques villages de pêcheurs, quelques Homestays, et quelques hôtels. Les logements touristiques sont calés sur l’architecture des villages, en plus luxueux. Hébergement en bungalows faits de bois et bambou, petite taille (rarement plus de 20 unités) ; quasiment aucun n’a de piscine, peu offrent la climatisation ou l’eau chaude. Pas de Wifi dans les chambres.
Ici le tourisme est maîtrisé. Le gouvernement a créé un parc naturel pour protéger l’extraordinaire milieu naturel.
La nature à l’état brut. On ne va à Raja Ampat que si l’on est prêt à passer le plus clair de son temps dans l’eau. La journée type dans un Resort comprend au moins 3 sorties en mer.

Une vie sous-marine exceptionnelle

L’archipel est réputé abriter la plus grande biodiversité marine au monde avec environ 540 types de coraux, plus de 1000 types de poissons, bref 80% des espèces animales et de coraux présentes sur la planète.
Pour protéger ce sanctuaire il est impératif de prévoir une crème solaire qui n’abîme pas les coraux (reef-safe sunscreen).

Chaque scuba diving ou diving est un émerveillement. Sans parler des « bonus » que sont l’apparition de dauphins autour du bateau qui vous mène sur le spot de plongée, la tortue géante qui ne semble pas se formaliser de vous laisser nager avec elle.

Le summum du séjour : voir les immenses raies manta attendre tranquillement leur tour sur une cleaning station (là où les petits poissons les nettoyent de leurs parasites) puis repartir en ondulant avec majesté….

Nous sommes partis à 4 snorklers et je craignais que nous soyons un peu les losers du resort ! Mais nous n’étions pas du tout les seuls à ne pas plonger avec des bouteilles, et les centres de plongée sont habitués à organiser des sorties qui conviennent à tous les niveaux.

Water, what else ?

Sur terre, on trouve des oiseaux de paradis, et des marsupiaux étonnants, les couscous, qui vivent dans les arbres.
Les Resorts organisent l’incontournable excursion à Wayag, des confettis d’îles dans une mer absolument turquoise, la première image qui apparaît sur internet lorsque l’on fait une recherche sur Raja Ampat. Nous n’y sommes pas allés (trop éloigné) mais avons visité le « little Wayag », Pianyenmo, autre site emblématique de Raja Ampat. Extraordinaire. Un chemin aménagé permet de monter au sommet de la plus haute île et offre des points de vue…instagrammables.

Digital détox

Enfin, si vous n’êtes pas accro aux fonds marins, pour le prix du séjour vous vous offrirez une digital detox : pas de Wifi durant les plongées, pas dans la chambre, et Wifi erratique au resto. A vous les joies de la lecture sur la terrasse de votre bungalow, et des jeux de société après le dîner !
Redécouvrez le small talk avec des touristes venus de toute la planète, et refaites le monde avec vos proches à la nuit tombée. A moins que vous ne préfériez la méditation face à l’immensité marine.

Comment y aller ?

Raja Ampat, ça se mérite. Compter 20 heures de voyage. Nous sommes passés par Djakarta, puis avons pris un vol intérieur pour Sorong (4h si vol direct). On peut aussi transiter par Manado. Une fois arrivés, nous avons dû attendre le transfert en bateau organisé par notre Resort. Quatre longues heures pas trop pénibles puisque nous avions été accompagnés dans un hôtel où nous avons pu prendre un petit-déjeuner et lézarder au bord de la piscine. Enfin, 2 bonnes heures de bateau, et nous étions arrivés !

Où loger ?

Nous avions opté pour Papua Explorers Resort, recommandé par plusieurs personnes. C’est une valeur sûre : beaux bungalows avec eau chaude, équipe sympa ; le point faible, une nourriture basique (mais très correcte). Bien situé sur l’île de Pulau Gam, à proximité de tous le plus beaux spots de plongée. Club de plongée sérieux. On peut y passer son
Padi.
Valeur sûre également les Papua Diving Resorts créés par Max Ammer, un néerlandais qui s’est pris de passion pour la région et y a développé un tourisme qui se veut respectueux de l’environnement, et cherche à associer au maximum les populations locales.
Sur l’île de Pulau Kri, il a installé tout d’abord le Kri Eco Resort, puis, plus luxueux, le Sorido Bay Resort (parmi les rares constructions en dur et avec air conditionné à Raja Ampat).
Mention spéciale pour Cove Eco Resort et Raja Ampat Biodiversity Nature Resort distingués par Lonely Planet et
excellement notés sur Tripadvisor.

Bien sûr on peut préférer la vie en bateau; nombreux sont les opérateurs qui proposent des croisières axées sur la plongée… à commencer par Papua explorers Resort.

Et pour ceux qui sont prêts à vivre comme des Robinsons, une multitude de Homestays.

Delphine Reygrobellet

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